L’un de mes mentors dans un domaine où la stratégie est le pilier de l’action répète souvent la question suivante : « Qu’est-ce qu’on cherche à faire ? » Son objectif est de me forcer à prendre du recul pour évaluer la cohérence de ma stratégie. À force d’entendre cette question, elle a commencé à résonner dans mon esprit dans toutes sortes de situations.
La vue d’ensemble : Comprendre la situation
Se demander « Qu’est-ce que j’essaie de faire ? » revient à prendre une photo instantanée de la situation. On obtient une vue d’ensemble de notre posture, de la position des autres figurants et des éléments qui nous entourent tous. Nous pouvons alors évaluer l’ensemble en fonction de l’objectif qu’on souhaite atteindre. Notre méthode et les actions que nous mettons en œuvre pour atteindre notre objectif sont-ils adaptés ? En gros, est-ce que ce qu’on fait fonctionne réellement ?
Éviter les objectifs flous ou non pertinents
L’un des pièges qui guette les personnes qui sont dans l’action c’est de travailler fort pour atteindre un objectif qui n’est pas clair ou dont la pertinence n’a pas été remise en question.
Souvent, nos actions reposent sur une conviction instinctive que « c’est la bonne chose à faire ». Nos comportements sont souvent des réflexes hérités de notre éducation, de notre société ou de notre culture et ces réflexes deviennent des filtres à travers lesquels nous voyons notre monde et prenons nos décisions. Mais, tout comme nous allons chez l’optométriste régulièrement pour réévaluer notre vue et adapter nos lunettes au besoin, nos filtres doivent être souvent ajustés. Nous pouvons le faire en nous posons des questions profondes, par exemple, « Pour qui est-ce la bonne chose à faire ?» ou encore « Qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ?»
Considérer les impacts
Parfois, aussi louable qu’un objectif puisse paraître, il ne vaut pas toujours la peine d’être poursuivi selon les saisons de notre vie.
Parfois, ce sont les méthodes que nous employons pour atteindre notre objectif qui peuvent entraîner des impacts négatifs et des dommages supérieurs. Par exemple, travailler fort pour transmettre à tout prix le meilleur de nos leçons de vie à nos enfants parce qu’on veut leur éviter des écueils et que c’est la bonne chose à faire quand on est parent peut avoir un impact négatif sur leur estime personnelle et même sur nos relations à long terme. Alors, quand on s’obstine avec son ado, qu’est-ce qu’on essaie vraiment de faire ? Quand on prend sur nous des charges de travail de plus en plus lourdes à la maison ou au travail sans jamais mettre de limite, qu’est-ce qu’on essaie réellement de faire ?
Se demander « Qu’est-ce que j’essaie de faire ? » permet de prendre conscience de nos actions et de leurs impacts. Cela facilite nos prises de décision et nous aide à réaligner notre stratégie globale en fonction de nos priorités réelles.
Réflexion à emporter : La prochaine fois que vous vous trouvez dans une situation inconfortable, que ce soit dans un contexte professionnel ou personnel, prenez quelques minutes pour vous demander « Qu’est-ce que j’essaie de faire ? »
Évaluez la situation dans son ensemble et questionnez vos objectifs profonds.
Gardez à l’esprit que les impacts indirects de vos actions, paroles et gestes sont tout aussi importants, sinon plus, que le résultat direct que vous visez à court terme.
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